Avis clients et Loi 25 (Québec) : ce qu’un commerce doit savoir

Une plaque d'avis Google Braavu sur le comptoir d'un commerce

Récolter des avis Google, c’est bon pour un commerce local. Mais depuis la Loi 25, plusieurs propriétaires se demandent où sont les limites. Bonne nouvelle : demander un avis reste tout à fait permis. Le vrai sujet, c’est la façon dont on traite les renseignements personnels au passage.

Voici un tour d’horizon simple, sans jargon juridique.

La Loi 25 en deux mots

La Loi 25 modernise la protection des renseignements personnels au Québec. Elle s’applique à toute entreprise qui collecte, utilise ou conserve des données sur des personnes : un nom, un courriel, un numéro de téléphone.

Un avis Google publié publiquement n’est pas, en soi, un renseignement que vous détenez. C’est le client qui le publie sur sa propre page Google. Vous, vous ne stockez rien. C’est souvent là que la nuance se joue.

Quand vos pratiques touchent la Loi 25

Les obligations entrent en jeu dès que vous collectez de l’information pour solliciter un avis. Par exemple :

  • Vous récupérez des courriels pour envoyer une demande d’avis.
  • Vous tenez une liste de clients à relancer.
  • Vous utilisez un outil qui enregistre des coordonnées.

Dans ces cas, quelques réflexes s’imposent :

  • Consentement clair. Le client doit savoir pourquoi vous prenez son courriel.
  • Finalité précise. Une donnée recueillie pour une facture ne sert pas automatiquement au marketing.
  • Minimisation. Ne collectez que le strict nécessaire.
  • Conservation limitée. On ne garde pas une liste indéfiniment.

L’approche la plus simple : ne rien collecter

La méthode la moins risquée est aussi la plus directe. Si le client se rend lui-même sur Google et publie son avis, il n’y a aucune base de données chez vous, donc aucune donnée à protéger.

C’est exactement la logique d’une plaque d’avis (ou présentoir d’avis Google) sur le comptoir. Le client approche son téléphone (NFC) ou scanne le QR code, et la page d’avis Google s’ouvre. Il décide, il écrit, il publie. Vous n’avez ni courriel, ni liste, ni relance automatisée.

Pas de collecte, pas de friction avec la Loi 25. Le geste reste volontaire et public.

Un détail pratique : une plaque par objectif

Sur le terrain, ce genre d’outil sert souvent à plus qu’aux avis. Braavu a une plaque pour chaque objectif : la plaque d’avis Google pour récolter des avis, mais aussi une plaque Facebook, une plaque Instagram, et une plaque link-in-bio qui regroupe tous vos liens (réseaux, menu, réservation) en un seul tap. Vous choisissez la plaque selon ce que vous visez.

L’intérêt côté données reste le même : le client tape, il arrive sur une page, rien n’est stocké chez vous. C’est une façon propre de rester actif sans alourdir vos obligations.

Les bons réflexes à garder

Même avec une approche sans collecte, gardez ces principes en tête :

  • Ne demandez jamais d’acheter ou de fabriquer de faux avis. C’est interdit par Google et nuit à votre crédibilité.
  • Ne filtrez pas les clients pour ne diriger que les satisfaits vers Google : la sollicitation doit être ouverte à tout le monde.
  • Si vous utilisez un courriel ou un CRM, documentez le consentement et la durée de conservation.

La Loi 25 n’est pas un frein. C’est un cadre qui récompense les commerces transparents avec leur clientèle.

À retenir : Demander un avis Google reste permis au Québec. Le risque Loi 25 vient de ce que vous collectez et conservez ; une plaque qui ouvre directement la page Google, sans stocker de données, est l’option la plus simple.